Dossier BONUS

RISQUES - Résistance relative

le 25/04/2013 L'AGEFI Hebdo

C’est l’îlot qui résiste relativement bien à la grande vague de baisse qui affecte les bonus. « Les fonctions risques dans les banques de financement et d'investissement sont vraiment moins affectées quant au pourcentage de diminution, reflet de leur importance croissante, observe Denis Marcadet, président de Vendôme Associés. Les profils expérimentés, choyés les années précédentes, voient leur bonus accuser un recul de 10 % à 15 % alors que les montants alloués aux juniors (deux à cinq ans) restent stables. » Un bémol : la revalorisation des bases fixes constatée depuis cinq ans, notamment pour les expérimentés, n’est plus d’actualité. Dans le détail, peu de bonus zéro et un versement quasi exclusivement en cash sans différé « dans la mesure où le montant reste inférieur à 100.000 euros pour certaines banques, 50.000 euros pour d’autres. Au-delà, c’est en actions, avec une clause de 'claw-back' », précise Denis Marcadet. Côté asset management, « l’enveloppe des bonus n’échappe pas à la baisse généralisée mais dans des proportions moindres et son affectation est d’ordre discrétionnaire, sachant que tout est fait pour conserver les meilleurs profils », indique Sophie de Bièvre, consultante chez Vendôme. Les salaires sont stables depuis 2011, « mais dans quelques cas, des réajustements ont été effectués » dans un contexte où « les équipes risques ont été mobilisées par de nombreux chantiers réglementaires ou organisationnels », souligne Sophie de Bièvre.

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