Portrait Olivier Perquel, directeur de la stratégie et de la gestion des actifs cantonnés, chez Natixis

« Résorber les risques consécutifs à la crise financière »

le 19/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Cet ancien banquier d’affaires de 47 ans cumule une expérience de quinze ans en fusions-acquisitions, dans de grandes maisons comme Lazard, Goldman Sachs et Merrill Lynch. Pour des raisons personnelles, il interrompt cette carrière au début des années 2000 et aborde un tout autre domaine : la gestion alternative, chez Citadel. L’envie d’entreprendre amène ce diplômé de HEC à créer son propre fonds en 2007 mais la crise vient rapidement obérer la collecte de fonds. « Cette création d’un fonds de gestion alternative m’a toutefois permis d’ajouter une expérience de décideur à celle de banquier conseil », indique Olivier Perquel. De quoi intéresser Laurent Mignon, directeur général de Natixis, qui l’a choisi comme conseiller trois jours après son arrivée dans la banque, en mai 2009. Les deux hommes se connaissaient bien, Olivier Perquel ayant conseillé Laurent Mignon, directeur financier des AGF, dans la bataille qui, en 1997, a conduit à la prise de contrôle par Allianz. Olivier Perquel allait cumuler les responsabilités de la stratégie du groupe et de la gestion des actifs cantonnés. « Sur ces deux sujets, d’ordre régalien et touchant à la restructuration du groupe, Laurent Mignon voulait disposer d’un regard direct, et ma mission est aussi de lui donner cet accès », explique-t-il.

Sur les actifs toxiques, après avoir piloté l’audit confié à BlackRock et négocié la garantie de BPCE sur une partie des crédits structurés, Olivier Perquel s’est vu confier la responsabilité de l’équipe GAPC (Gestion active des portefeuilles cantonnés). « Rebâtir et remotiver des spécialistes amenés, de façon temporaire, à résorber les risques consécutifs à la crise financière a représenté un gros travail de management,relate-t-il. Nous avons toutefois réussi des opérations majeures, comme la cession du livre de corrélation-crédit, de taille inédite. » De fait, plus de la moitié de la restructuration est accomplie à ce jour. Preuve de sa réussite, il vient d'intégrer le comité de direction générale.

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