L’avis de... Michael Ohana, dirigeant-fondateur d’AlumnEye*

« Plusieurs universités ont développé des programmes d’élite »

le 20/06/2013 L'AGEFI Hebdo

Les formations universitaires en finance sont-elles appréciées des recruteurs du monde financier ?

Il est indispensable de distinguer les masters 2 (M2, niveau bac+5) du reste des cursus universitaires. Plusieurs universités ont développé des programmes d’élite au niveau M2 qui disposent d’effectifs réduits et de professeurs de renommée mondiale. Ils sont très reconnus, comme le master 203 de Dauphine ou le master « probabilité et statistiques » dirigé par Nicole El Karoui. D’autres universités comme Assas et La Sorbonne ont également des magistères. La force de ces programmes réside dans leurs réseaux d’anciens et leurs liens avec les recruteurs, critères qui facilitent l’insertion des jeunes diplômés.

Avoir une formation purement universitaire peut-il être un frein à une embauche ?

Le diplôme (avec les stages) est déterminant pour passer l’étape du « screening » CV. Les profils issus des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs la passent plus facilement, et c’est d’autant plus vrai que le contexte incite les institutions financières à recentrer leur recrutement sur des diplômes qui rassurent. Pourtant, de nombreux exemples d’étudiants ayant étudié à l’université viennent casser le préjugé selon lequel ces formations sont un blocage à l’embauche.

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*Structure de préparation aux entretiens des métiers de la finance et du conseil en stratégie.

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