Le parcours de… Stéphane Sajous, directeur du développement des services bancaires du Crédit Agricole d’Ile-de-France

Persévérance et endurance

le 25/07/2013 L'AGEFI Hebdo

C’est à l’université Paris Dauphine que Stéphane Sajous a « le déclic pour l’analyse financière » qui l’amène à intégrer la première promotion du DESS d’ingénierie financière à La Sorbonne. Durant ses études, celui qui vient d’être nommé directeur du développement des services bancaires du Crédit Agricole Ile-de-France, a dû travailler. « J’ai eu la chance de ne pas avoir des parents aisés », dit en souriant le dirigeant qui chapeaute aujourd’hui 194 collaborateurs. Après des jobs d’étudiant (

fast-food, surveillance de locaux), il atterrit dans une société de Bourse. « Le matin, j’avais la théorie avec mes cours, et l’après-midi, la pratique ! Ce job m’a conforté dans l’idée d’aller vers les métiers de la finance en salle de marché et haut de bilan. » Mais ses candidatures auprès de plusieurs banques ne sont pas retenues : « J’ai pu constater que c’était assez fermé pour les profils ne venant pas des grandes écoles. La filière d’excellence pour rejoindre ce secteur était, à l’époque, l’audit. »

Il ne se décourage pas. Après un an comme chargé de clientèle à la Caisse centrale des Banques Populaires, il est recruté par KPMG Audit. « J’y ai découvert deux facettes : la revue de procédure des entreprises et le contrôle comptable. La première me plaisait davantage. » Après deux ans, le jeune consultant de KPMG Peat Marwick part en Arabie Saoudite pour une mission : la migration informatique du Crédit Agricole Indosuez. « Mon grand-père disait que ‘la vie appartient à ceux qui acceptent le risque’… Donc j’y suis allé ! » Après une mission pour le Crédit Agricole Val de France, puis pour la caisse régionale de Franche-Comté, on lui propose un poste au sein de cette dernière. Il décline pour accepter plus tard, en 2002, d’intégrer son conseil de direction. Et de quitter Paris, sa ville d’origine, pour Vesoul. Six ans plus tard, ayant réalisé le « parcours directeur », la formation interne au groupe pour les cadres de direction, ce « fan de l’entreprise EADS » prend de la hauteur en devenant directeur « risques, sécurité et qualité » au GIE Synergie, « un GIE informatique de huit caisses régionales, avec jusqu’à 500 personnes en 2010 ». La même année, il en devient le directeur général adjoint. De ses équipes, le cadre dirigeant affirme « accepter le droit à l’erreur mais je demande en retour l’honnêteté intellectuelle. Cela signifie : quand je ne sais pas faire, je le dis ». « Lorsqu’on instaure un climat de confiance, tout est possible », souligne le spécialiste des back-offices bancaires qui fait des allers-retours entre la Franche-Comté où il vit et son lieu de travail parisien. Récemment, il a expérimenté le triathlon : « Je me suis mis sur le tard à la course à pied en plus du vélo. » Il a déjà participé au triathlon de Paris en 2012. Se verrait-il concourir à un « Iron man », un des plus longs formats de ce type d’épreuve ? « Non ce n’est pas possible ! », s’exclame-t-il comme pour s’en convaincre d’abord… lui-même.

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