M&A

La part différée augmente

le 26/04/2012 L'AGEFI Hebdo

Cette année, beaucoup de choses changent pour les spécialistes du M&A (fusions-acquisitions) qui avaient bénéficié, il y a deux ans, d’un net rehaussement de leurs salaires fixes. « L’exercice des bonus versés en 2012 au titre de 2011 s’accompagne d’un double constat : la réduction globale et significative des rémunérations variables et l’augmentation de la part différée pour les personnes concernées », explique Sylvain Dorget (photo), consultant chez Vendôme Associés. Le seuil de déclenchement de la part différée se situe, selon les entreprises, entre 100.000 et 200.000 euros. Les établissements veulent protéger les classes d’âge les plus juniors (analyste, associate) et adoptent une grille de distribution des bonus fortement individualisée et corrélée aux performances individuelles. « Un constat qui, si l’on ne prend pas en compte les ‘zéros bonus’, permet d’enregistrer une baisse des rémunérations variables de l’ordre de 10 % à 60 % avec une forte concentration autour de 30 %/40 %, précise Sylvain Dorget. Même pour les établissements qui ont réduit les bonus de manière homogène pour l’ensemble de l’équipe, l’augmentation significative des parts variables différées (on a pu constater jusqu’à un doublement) a pour conséquence une baisse de la rémunération globale en net. L’impact est d’autant plus significatif que la part d’actions dans le bonus différé a lui-même augmenté dans nombre de situations. » En 2012, les bonus des managing directors ont pu atteindre 1,5 million d’euros pour un salaire fixe situé entre 150.000 et 380.000 euros.

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