Rencontre avec… François Carbone, cofondateur d’Anaxagone et président de l’association Financement Participatif France

« Nous souhaitons un statut de conseiller en investissements participatifs »

le 05/09/2013 L'AGEFI Hebdo

Quelle réglementation encadre les plates-formes de « crowdfunding » ?

Elles sont d’abord soumises au statut très contraignant de prestataires de services d'investissement (PSI) qui impose des fonds propres de 730.000 euros et qui coûte aussi très cher en compliance. Le Code monétaire et financier les contraint également à se placer dans le cadre d'une offre au public de titres financiers, via un prospectus visé par l’Autorité des marchés financiers, dès lors qu’elles communiquent les informations d'une entreprise à plus de 150 personnes.

Des évolutions réglementaires sont attendues prochainement. Quelles sont vos attentes ?

Nous souhaitons d’abord que le statut de conseiller en investissements financiers (CIF)soit assoupli avec un prospectus simplifié de quelques pages, ainsi que la possibilité de communiquer auprès d'un plus grand nombre d'interlocuteurs sans tomber dans l'offre au public de titres financiers. A plus long terme, la création d'un statut de CIF nous permettrait de nous affranchir du statut de PSI. Sur tous ces sujets, je suis optimiste car le gouvernement a bien compris les enjeux. A horizon 2020, le financement participatif en France pourrait atteindre 8 milliards d'euros.

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