PORTRAIT Christèle Salmon, directeur ressources humaines et logistique au Crédit Agricole du Morbihan

« Mon équilibre passait aussi par une famille de trois enfants »

le 10/05/2012 L'AGEFI Hebdo

Au comité de direction du Crédit Agricole du Morbihan, parmi huit membres, Christèle Salmon est la seule femme, et la première. Elle y siège depuis 2010 en qualité de « directeur ressources humaines et logistique ». « Les fonctions de ressources humaines, comme de communication sont davantage féminisées, admet-elle. La logistique (gestion du parc immobilier, achats, etc.) a une connotation plus masculine. » L’autre particularité de Christèle Salmon est de ne jamais avoir quitté son premier employeur, même si elle a passé un an (en 1993) à Francfort, en « délégation clientèle ». A son retour, elle accède à des fonctions de chargée d’affaires entreprises, puis de directrice d’agence entreprises. Malgré deux enfants en bas âge, elle parcourt 80 kilomètres matin et soir. « Cela n’est possible que si l’on a un conjoint qui peut s’épanouir dans sa vie professionnelle et se rendre disponible pour la famille », souligne-t-elle. En 2004, lors de la réorganisation du réseau, Christèle Salmon devient directeur du pôle spécialisé de Vannes. Deux ans plus tard, « mon directeur général m’a suggéré de réfléchir à un parcours de cadre de direction », se souvient-elle. Pour qu’elle se forge une expérience dans un poste fonctionnel au siège, celui-ci lui propose d’abord de devenir adjointe du directeur commercial, en charge de la coordination des projets et du fonctionnement du réseau. « Je n’ai pas caché que mon équilibre passait aussi par le fait de construire une famille de trois enfants », souligne cette native de 1968. A son retour de congé maternité, en février 2008, elle est prête à entamer le parcours très balisé que le groupe Crédit Agricole réserve à ses futurs cadres de direction. Inscrite sur la « liste d’aptitude » à l’automne 2009, Christèle Salmon retourne finalement dans sa région d’origine. « Mais je serais prête à bouger davantage, y compris pour une expatriation longue », certifie-t-elle.

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