PORTRAIT Stéphanie Paix, présidente de la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes

Mixer les cultures d’entreprises

le 10/05/2012 L'AGEFI Hebdo

Je n’ai jamais eu de plan de carrière, je me suis laissé guider par mon instinct et par mes envies. » Voilà qui a plutôt bien réussi à Stéphanie Paix, 46 ans, entrée il y a vingt-trois ans à l’inspection des Banques Populaires et récemment devenue présidente du directoire de la Caisse d’Epargne Rhône Alpes. Elle a ainsi travaillé dans six entreprises du groupe et exercé quatre ou cinq métiers différents. Après l’inspection, elle devient directrice régionale à la BICS (Banque Populaire Rives de Paris). Pendant cinq ans, elle écoute les clients qui, bien que satisfaits, se plaignent de petits soucis quotidiens. Qu’à cela ne tienne, Stéphanie Paix prend la direction des opérations, alors en pleine préparation du passage à l’euro. « Ce fut une aventure humaine extraordinaire, se souvient-elle, jalonnée de problématiques inhabituelles : où et comment stocker des tonnes de pièces ? Comment invalider les billets en francs ? Comment approvisionner les agences et les commerçants ? » Un an après le rachat de Natexis par Banque Populaire, Stéphanie Paix, repérée comme « poisson pilote » pour mixer les cultures d’entreprises, devient chef des back-offices, avant de prendre la direction de Factorem, qui se développe à l’international. Fin 2008, la voici propulsée directrice générale de la Banque Populaire Atlantique et première femme à un tel poste. Très enthousiasmée par le territoire nantais, elle accepte néanmoins de passer du côté « rouge » à la Caisse d’Epargne Rhône Alpes début 2012. « Je suis en train de devenir bilingue, s’amuse-t-elle.Je m’acclimate, j’apprends à connaître d’autres clientèles. C’est une façon de contribuer à l’existence d’une culture du groupe BPCE. »

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