L’avis de… Tania Petersen, principal au cabinet de chasse de têtes CTPartners et spécialiste des activités de salles des marchés et de gestion d’actifs

« Une maturité plus lente que dans d’autres métiers financiers »

le 09/06/2011 L'AGEFI Hebdo

Le taux de renouvellement est-il élevé chez les analystes ?

Cette profession a ceci de particulier qu’on n’arrive à un degré de maturité qu’après un temps plus important que dans d’autres métiers financiers. Aujourd’hui, les analystes y restent plus longtemps. Mais au bout d’une quinzaine d’années, ils peuvent ressentir une certaine lassitude. En effet, plus ils ont d’expérience, plus les aspects marketing et vente prennent le pas sur le travail d’analyse en lui-même. Mais les opportunités d’évoluer en dehors de cette activité ne sont pas si nombreuses.

Quelles sont leurs possibilités d’évolution ?

N’ayant plus le temps de creuser leurs dossiers, ils sont tentés d’évoluer vers d’autres métiers où ils peuvent mettre en pratique leurs acquis, comme l’analyse buy-side (dont les recherches sont destinées aux gérants de la banque, NDLR), la gestion d’actifs ou la banque privée. Néanmoins, les asset managers ne veulent pas forcément voir un analyste prendre les commandes d’un fonds. Ils craignent généralement qu’il n’intègre pas certains aspects comme les relations avec les clients ou les contraintes techniques, juridiques et réglementaires.

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