Le parcours de... Olga Koulechova, partner d’Idinvest Partners

Des maths et le goût du contact

le 30/05/2013 L'AGEFI Hebdo

Olga Koulechova. Photo: PHB

A peine promue partner d’Idinvest Partners, Olga Koulechova peut se féliciter d’un nouveau succès avec le closing intermédiaire d’un fonds dédié à la dette senior, lequel dépassait déjà les 200 millions d’euros le 14 mai. « C’est d’abord un travail d’équipe », s’empresse de préciser cette femme qui fait de la discrétion une des composantes de son métier.

Au départ, c’est-à-dire à Moscou, rien ne la prédisposait spécialement au monde de la finance. Après une maîtrise de mathématiques, elle trouve à s’employer d’abord en France comme ingénieur chez Matra Marconi Space en charge du traitement d’images satellitaires. Par la suite, elle traverse l’Atlantique et apprend les mathématiques financières à la Cornell University. Olga Koulechova commence dès lors à incuber le virus de la finance qu’elle ramènera en France, tout en bouclant dans la foulée une thèse de mathématiques. Elle franchit alors le pas décisif en intégrant BFT Gestion, une filiale du Crédit Agricole où elle est particulièrement en charge, en tant que responsable de recherche, de l’optimisation des portefeuilles. Nous sommes alors en 2004 et en 2005, elle décide de suivre des cours à l’Insead.

Désormais décidée à embrasser pour longtemps le monde de la finance où sa connaissance des mathématiques trouve heureusement à s’employer, son parcours est ensuite tout tracé, d’abord chez Natexis puis chez Edram en suivant les pas de son patron. Après une courte période d’indépendance, elle finit par atterrir chez Idinvest, l’un de ses clients. Aurait-elle été recrutée comme il est courant pour son riche carnet d’adresses constitué au fil des ans ? Oui mais pas seulement, car un carnet ce n’est pas qu’une liste. « Ce qui compte, dit-elle, c’est de savoir développer, ne pas avoir peur, oser, se documenter, aller au contact, instaurer une relation de confiance entre l’investisseur et l’équipe, bien comprendre leurs contraintes, leurs besoins, et surtout en proposant des produits auxquels on croit. » Le relationnel est fondamental, insiste Olga Koulechova. « Nous privilégions des relations constantes et directes avec nos client, souligne-t-elle. Nos échanges sont organisés sous forme de tables rondes thématiques ou encore d’événements qui nous ressemblent. »

A 41 ans, Olga Koulechova a aussi eu le temps de comprendre qu’être une femme implique davantage d’épreuves à surmonter sur un parcours dominé par des hommes. Ce n’est pas le genre à renoncer facilement. Douée d’un tempérament évident, elle pratique le private equity comme un sport d’endurance. Saisit-elle de temps à autre ses écouteurs pour écouter les Rolling Stones (son groupe préféré) afin de se détendre après un closing-marathon ? C’est ce qu’elle laisse échapper.

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