Dossier BONUS

M&A - Le salaire fixe, variable d’ajustement

le 25/04/2013 L'AGEFI Hebdo

L’année 2012 n’a pas été très florissante pour les banquiers d’affaires. « Elle s’est caractérisée par peu de 'deals' de taille significative et par un positionnement des grands établissements bancaires sur des petites ou moyennes valorisations », observe Sylvain Dorget, consultant chez Vendôme Associés. De fait, les bonus pools accusent une baisse d’au moins 10 % pouvant aller jusqu’à 50 %. Toutefois, les juniors sont bien traités, « notamment les profils identifiés en interne comme talentueux qui perçoivent un bonus supérieur à l’an passé », précise le consultant. Toutes catégories confondues, la prime à zéro est constatée mais moins fréquemment. Quant au bonus différé, il s’applique en moyenne à partir d’un seuil de 100.000 euros, mais il peut concerner, pour les managing directors anglo-saxons, la totalité du bonus. En général, le différé est versé sur deux ou trois ans avec une part en cash qui oscille entre les deux tiers et 50 %, et le solde en titres. Le fixe, lui, fait l’objet d’une approche très individualisée. « Tous les cas de figure existent, d’une augmentation systématique du fixe dans la plupart des banques jusqu’au grade de directeur, à un tassement, voir un gel (notamment pour les 'managing directors') », explique Sylvain Dorget, qui souligne que « le niveau de bonus, longtemps critère de référence en matière de salaire dans la profession, est aujourd’hui détrôné par la notion de rémunération dans sa globalité ('total compensation'). » Cette année, le bonus d’un managing director a pu s’élever jusqu’à 1,2 million d’euros (le minimum est à 180.000 euros) pour un salaire situé entre 150.000 et 380.000 euros.

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