PORTRAIT Rudolf Apenbrink, directeur général Emea* de HSBC Global Asset Management

De l’Asie à l’Europe, une fidélité sans faille à HSBC.

le 23/06/2011 L'AGEFI Hebdo

Rudolf Apenbrink l’annonce tout de go : ses origines germaniques en font une personne naturellement loyale à son entreprise. Et pour cause, ce père de famille, amateur à la fois de golf, de voyages et de voitures allemandes, a passé toute sa carrière chez HSBC. Avec humour, il évoque ses très longues années d’études universitaires, conformément au curriculum allemand, conclues par un doctorat à l’âge canonique de 29 ans. Sésame en poche, il rejoindra HSBC Trinkaus & Burkhardt, filiale de HSBC en 1993 : d’assistant général, il évoluera quelque six ans plus tard vers la gestion d’actifs. Un rôle qu’il se plaît à définir avec simplicité : « Quand on me demande ce que je fais, je réponds que j’aide les gens à avoir une bonne retraite. » Après quelques années à la tête des marchés allemands, autrichiens et d’Europe de l’Est au sein de HSBC Asset management, l’aventure asiatique démarre en juillet 2007. Nommé au poste de directeur général en charge de ce continent, Rudolf Apenbrink a tout loisir de découvrir pendant trois ans la richesse de cette région : « Les pays asiatiques, et plus particulièrement le Japon et l’Australie, sont très sophistiqués en matière d’investissement, explique Rudolf Apenbrink. Mais l’élément de différenciation le plus fort comparé à l’Europe est sans aucun doute la durée extrêmement courte des horizons d’investissement : vous pouvez ainsi très bien investir de l’argent dans un fonds actions pendant seulement quelques jours ou quelques mois. Dans cette région, la prise de risque est également plus importante que sur le marché européen. »

Son retour sur le Vieux Continent s’opère en septembre 2010, date à laquelle il prend la tête de la région Emea, basé en Allemagne. Et après quelque vingt ans au service de la gestion d’actifs, le temps de la réflexion s’impose aussi : « Le secteur de la gestion institutionnelle est aujourd’hui beaucoup mieux structuré que par le passé, avec des allocations d’actifs beaucoup plus claires et une approche plus systématique », observe-t-il. De son point de vue, la distribution de produits aux investisseurs particuliers, qu’il juge procyclique, doit aussi continuer à aller dans le sens d’une plus grande simplificité. Quant à l’avenir, Rudolf Apenbrink croit beaucoup en la poursuite de l’investissement dans les marchés émergents. A l’heure actuelle, HSBC Global Asset Management détient près de 145 milliards de dollars d’actifs sous gestion dans les pays émergents sur un total de 450 milliards de dollars.

*Europe Moyen-Orient Afrique

A lire aussi