Portrait Emmanuel Hasbanian, responsable des fusions-acquisitions de Deutsche Bank France

L'appel des « deals »

le 19/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Il n’a que 38 ans, mais dirige depuis six ans déjà des équipes de fusions-acquisitions de banques étrangères à Paris. D’abord chez Merrill Lynch, et depuis juin 2009 chez Deutsche Bank où il a suivi son « mentor » Marc Pandraud, devenu président de la banque allemande en France. Pour « mettre un pied dans la finance », Emmanuel Hasbanian entre à 21 ans en stage dans le fonds d'investissement PAI et y reste un an et demi, le temps de finir ses études à HEC. Lorsque sonne l’heure de la « coopé », le jeune homme rêve de Londres : on lui propose de faire du corporate finance chez Paribas, alors maison mère de PAI. « La distinction entre capital-investissement et banque d’affaires était moins forte à l’époque », pointe-t-il. 2000 marque le départ du jeune « deal junkie », qui s’accommode mal du ralentissement d’activité engendré par la fusion entre BNP et Paribas. Il rejoint Merrill Lynch à Londres pour continuer à travailler sur des opérations transfrontalières, surtout dans l’industrie. Et fait définitivement ses armes sur le deal Arcelor. « Menée en parallèle de l’accompagnement de BP dans la constitution d’une coentreprise en Russie, cette fusion de trois sociétés de pays différents a été pour moi passionnante et structurante. Nous étions alors le seul conseil d’Usinor et avons travaillé avec ou bien face aux autres parties prenantes selon les étapes du processus », se souvient le jeune banquier, alors privé de vacances pendant deux ans. Un investissement payant : en 2003, il est muté au bureau de Paris où il prend la responsabilité du M&A deux ans plus tard, à la faveur du départ de son prédécesseur. L’avenir ? « Tant que cela me procurera la même excitation, je continuerai à faire des 'deals' », assure Emmanuel Hasbanian.

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