L’actionnariat salarié à la peine

le 01/12/2011 L'AGEFI Hebdo

Depuis la dégringolade boursière des valeurs bancaires, les salariés-actionnaires d’établissements financiers font grise mine. Par rapport à d’autres groupes du CAC 40, l’actionnariat salarié est important dans les groupes du secteur financier. Chez Société Générale (

photo), ils sont près de 90.000 salariés et anciens salariés dans le monde à détenir 7,24 % du capital à fin 2010. Les salariés et agents généraux du groupe Axa en détenaient 6,5 % au 31 décembre 2010, contre 5,8 % pour BNP Paribas et 4,7 % pour le groupe Crédit Agricole (au 30 septembre 2011). Mais avec les récentes turbulences des marchés boursiers qui pèsent lourdement sur les cours de Bourse des institutions financières, cet outil visant à motiver et à fidéliser les collaborateurs (prévu par la loi pour les entreprises de plus de cinquante salariés, exonéré d’impôt sur le revenu dans certaines limites et sous condition de blocage de cinq ans) n’est plus vraiment perçu comme tel par ces derniers, notamment ceux qui en espéraient un complément pour leur retraite. En un an, les titres de Société Générale et Crédit Agricole ont ainsi chuté de plus de 60 %, tandis que l’action BNP Paribas affiche une baisse de plus de 50 %... Moins touchée, l’action de l’assureur Axa cède près de 30 % sur la même période. Cette année, le groupe Crédit Agricole a lancé son premier plan d’attribution gratuite d’actions. Il s’agit d’un plan « mondial, égalitaire et sans condition de performance », indique-t-on à la banque verte. Reste à espérer que les années à venir apporteront de quoi redonner des couleurs au cours de Bourse.

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