Portrait Gaëlle Olivier, directrice générale des activités d’assurance dommages d’Axa en Asie

Itinéraire d’une touche-à-tout

le 19/05/2011 L'AGEFI Hebdo

La finance, Gaëlle Olivier, 39 ans, est tombée dedans par hasard. En sortant de Polytechnique en 1993, « je voulais faire un stage en Asie et les cibles les plus faciles étaient les banques », relate-t-elle. Direction le Japon et la salle de marchés du Crédit Lyonnais, où elle restera cinq ans en passant par Londres et Paris. « Mais je ne m’épanouissais pas totalement, l’activité manquant un peu de dimension humaine, voire de perspectives de carrière », raconte-t-elle. Elle se fait alors « chasser » par Axa IM où elle développe l’épargne salariale pendant deux ans, avant de se voir proposer de travailler aux côtés d’Henri de Castries comme secrétaire du conseil de surveillance et du directoire. « La première fois que l’on m’en a parlé, je n’étais pas forcément intéressée par le poste, plus fonctionnel qu'opérationnel », ajoute-t-elle. Elle va pourtant accepter, ce qui va ainsi lui permettre« d’avoir une vision très large de l’ensemble des activités du groupe et une meilleure compréhension de la stratégie ». Après cinq ans,« la volonté de retourner vers l’opérationnel »se fait ressentir et elle repart alors au Japon au sein de la filiale locale d’Axa, d’abord à la direction des opérations d’investissements, puis à la direction de la stratégie et de l’audit. Cinq ans après, cette touche-à-tout revient à Paris où Henri de Castries lui confie la direction de la communication et de la responsabilité d’entreprise, « alors que j’avais en tête de poursuivre dans l’opérationnel ». « Mais les choses se sont toujours faites par affinités et par opportunités »,précise celle qui reconnaît, en toute humilité, « qu’elle n’a pas de plan de carrière et croit davantage en la passion comme moteur de la vie professionnelle ». Après treize ans au sein du groupe, elle se retrouve depuis le 11 avril à la tête d’une zone qui compte 3.000 collaborateurs - dont 100 personnes sous sa responsabilité au niveau régional -, huit pays et 372 millions d’euros de chiffre d’affaires. Son objectif ? « Croître et devenir un des leaders de l’assurance en Asie, ce qui me paraît abordable », avance-t-elle dans un demi-sourire.

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