Jacques-Philippe Gunther, co-managing partner de Willkie Farr & Gallagher

« Il faut anticiper les éventuelles situations de mal-être et les traiter »

le 23/02/2012 L'AGEFI Hebdo

« A la fin des années 90, les départs étaient perçus comme une trahison. Aujourd’hui, les cabinets suivent davantage le modèle des entreprises, et la croissance externe fait désormais partie intégrante de la stratégie des avocats d’affaires. J’ai rejoint Willkie en 2006, et outre les nombreuses arrivées qu’a connues la structure depuis, j’ai également assisté à des départs, comme celui de Laurent Faugérolas début 2011 pour Weil Gotshal & Manges. Ce type d’événement n’est jamais totalement une surprise. Un associé se décide en général parce que le ‘business model’ du cabinet ne lui convient plus et que des divergences de points de vue se sont installées. Il s’agit d’anticiper les éventuelles situations de mal-être et de les traiter. Techniquement, un départ provoque une désorganisation au sein du cabinet, mais dont l’ampleur dépend du rôle effectif et de la notoriété de l’associé. Sur le plan humain également, perdre un confrère, et souvent un ami avec qui l’on partageait le stress des ‘closings’ et l’euphorie des dossiers complexes, est toujours triste. Mais un départ peut également être positif et provoquer une remise en question, voire créer des opportunités de développement pour les collaborateurs seniors ou les jeunes associés. »

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