Dossier Bonus

GESTION D’ACTIFS - Des modes de versement très hétérogènes

le 21/04/2011 L'AGEFI Hebdo

Depuis le 1erjanvier 2011, les gérants doivent eux aussi respecter un certain nombre de règles concernant leurs rémunérations, sur la base de dispositions communes prises fin 2010 par l’Association française de gestion (AFG), des investisseurs en capital (Afic) et des sociétés de placement en immobilier (Aspim). A la différence de la réglementation pour les métiers de banque de financement et d’investissement (BFI), les dispositions destinées aux rémunérations des gérants (mais aussi à celles des commerciaux et des responsables de contrôle et de conformité) ne prévoient pas de répartition précise entre la part versée en numéraire et celle distribuée en différé. Néanmoins, le versement en différé est recommandé pour les professionnels dont les activités sont susceptibles d’influencer l’exposition aux risques de la société de gestion, ainsi que pour les membres de l’organe exécutif. « Le mode de versement de la rémunération variable est très hétérogène : différé, payé en actions et aligné sur les contraintes de la BFI pour certains établissements français ; ou 100 % en cash pour les leaders anglo-saxons de l’'asset management' », note Nadia Tortel, associée du cabinet Singer & Hamilton. D’ailleurs, l’écart se creuse entre les structures françaises et anglo-saxonnes : « A Paris, on assiste à une dissociation accrue des salaires fixes entre établissements français et anglo-saxons, précise Nadia Tortel. Il en va de même pour les bonus discrétionnaires selon que l’on appartienne à une société de gestion traditionnelle, un 'hedge fund' ou une petite structure de gestion de conviction. » 

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