Dossier MBA

La force d'un réseau et d'une formation haut de gamme

le 28/02/2013 L'AGEFI Hebdo

L’enseignement prodigué dans les MBA est un atout pour une reconversion professionnelle ou la création d’une entreprise.

J’étais dans une optique de reconversion, mais sans MBA, la bascule aurait été impossible, juge Thomas Negrel, trentenaire, analyste chez BNP Paribas Corporate Finance, diplômé du MBA de HEC, ancien Saint-Cyrien officier de la gendarmerie nationale. J’ai commencé les cours quelques jours avant la faillite de Lehman Brothers. En termes de contenu, il y a certainement un avant et un après Lehman. Nos professeurs nous ont appris à être critiques par rapport aux chiffres, à ne jamais les considérer comme unique vérité. J’ai aimé le cours sur la finance, qui m’a aidé à comprendre comment s’organise la structure capitalistique d’une entreprise, l’impact de telle ou telle décision. L’enseignement sur le management des hommes est très marqué à travers des études de cas, du théâtre, des chercheurs qui font prendre conscience du fonctionnement d’un groupe. Le MBA est une école d’humilité ».

Projet entrepreneurial

Plus que les savoirs académiques, les diplômés apprécient en général la qualité du corps professoral, la force du réseau des écoles et la confiance en soi que procure cette formation haut de gamme. C’est ce savant dosage qui a aidé Vincent le Gal, directeur général d’Axiome Assurances et président de Squadra Assurances, à monter son entreprise. Après un beau parcours d’autodidacte dans des fonctions commerciales, il s’est décidé à suivre l’executive MBA (EMBA) à Audencia Nantes. « Les recruteurs me disaient qu’il me manquait un diplôme de ce niveau, raconte-t-il. Les cours de stratégie, de marketing et surtout de finance d’entreprise ont été essentiels. Ils m’ont permis de comprendre les opérations du haut de bilan, de construire un 'business plan'. Ils m’ont donné de la crédibilité. Sans cela, je n’aurais pas été crédible cinq minutes devant un banquier ou un actionnaire. »

A l’instar d’autres diplômes universitaires spécialisés en management, le MBA peut renforcer les capacités en leadership. « L’EMBA permet de prendre conscience de ses capacités à manager. Les échanges avec les pairs sont très riches, sans enjeux de pouvoir, naturellement bienveillants. Cette formation m’a sortie du microcosme de l’actuariat, m’a donné une ouverture vers de nouveaux réseaux », se félicite Françoise Kleinbauer, PDG de France Retraite, société d’expertise qu’elle a reprise après son EMBA à l’EM Lyon. « Un EMBA apprend à gérer l’ingérable, il est impossible de faire tout ce que l’on vous demande », enchérit Fabrice Lombardo, patron de Gereje Corporate, banque d’affaires spécialisée dans le conseil en stratégie, entre Paris et Singapour. Après un parcours dans l’industrie, il a profité de son EMBA à l’Essec pour peaufiner son projet entrepreneurial : « Lorsque l’on est cadre supérieur, on n’a ni le temps ni les ressources alentours pour réfléchir à une création d’entreprise. Après plus de dix ans à travailler, j’ai voulu me secouer ! Mon diplôme m’a permis d’élaborer mon modèle économique, en étant bien entouré. Il m’a donné assurance et confiance en moi. On ressort différent d’un MBA. »

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