Dossier BONUS

FIXED INCOME - Les meilleurs producteurs récompensés

le 25/04/2013 L'AGEFI Hebdo

Si l’année 2012 a été globalement bonne sur le plan des revenus et des résultats pour les équipes spécialisées dans le fixed income (produits de taux et change), cela ne s’est pas répercuté sur les bonus, « avec des enveloppes en réduction de -15 % à 25 % en moyenne et une nette individualisation qui traduit la volonté de récompenser les meilleurs producteurs, note Jean-Marie Cousty, consultant chez Hudson. Les extrêmes vont de -10 % à -50 % selon les établissements. Les 'sales' (vendeurs) n’ayant pas atteint leurs objectifs ont souvent vu leur bonus supprimé. Une banque a augmenté son enveloppe de bonus de 25 % mais elle l’avait réduite de plus de 50 % l’année passée. Il s’agit d’un 'rattrapage' qui permet de se rapprocher de ses concurrents mais ne compense pas totalement la baisse sur 2011. » Le différé est de mise avec un étalement en moyenne sur trois années ; une part est distribuée en cash et une part en actions liée aux résultats futurs de la banque. Les fixes sont, eux, restés stables, excepté pour les juniors. « Ce mouvement est général et concerne autant les banques étrangères que les françaises », indique Jean-Marie Cousty qui constate « une insatisfaction marquée chez les opérateurs de marché liée à une modification profonde des habitudes. Ils ont le sentiment de ne plus être rémunérés à hauteur de leur charge de travail et de perdre régulièrement du pouvoir d’achat ». Un sentiment qui n’a pour autant pas provoqué beaucoup de turnover dans les banques : « Les bons postes sont rares ! », rappelle le chasseur de têtes.

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