Dossier Bonus

FIXED INCOME - Des formules diverses pour le bonus « différé »

le 21/04/2011 L'AGEFI Hebdo

En 2011, selon leur expérience et l’établissement qui les emploie, les professionnels de l’equity capital market et du debt capital market ont perçu des rémunérations variables à peu près conformes à leurs attentes. « L'année a été plutôt bonne sur l'activité 'fixed income', sans atteindre les niveaux exceptionnels de 2009 en volume d'activité, analyse Jean-Marie Cousty, consultant chez Hudson. Les objectifs ont été généralement atteints ou dépassés, et les bonus sont en légère baisse, en moyenne entre -10 % et -30 % selon les établissements et les postes. » « A l'évidence, les 'bonus pools' (enveloppes de bonus, NDLR) ont été moins importants en 2010, les banques cherchant à remonter du résultat pour renforcer leurs fonds propres », souligne le chasseur de têtes. Pourtant, dans l’ensemble, les opérateurs de marché sont satisfaits, à l’exception de « certaines équipes d’établissements français qui partent de plus bas en fixe, et sont très mécontentes de leurs bonus qui creusent encore l'écart avec leurs homologues étrangers, bien que les résultats aient été en ligne ou au-dessus des objectifs ». Partout, le versement des bonus a intégré le principe du différé, mais les formules sont souvent complexes. « En gros, le bonus en cash (parfois plafonné) est versé en une ou deux fois sur l'année en cours et représente entre un quart et 40 % du total, explique Jean-Marie Cousty. Le reste est versé, soit en cash indexé sur le cours de l'action, soit en actions sur deux ou trois ans, cette dernière partie étant parfois 'rappelable' (le fameux 'malus', ou claw-back, NDLR) si les performances de la banque ne sont pas au niveau jusqu'à n+4 ou n+5 (nombre d’années sur lequel s’étale le bonus différé, NDLR). » Concernant les fixes qui retiennent désormais toute l’attention, peu de banques les ont réévalués à la hausse puisqu’elles l’avaient déjà fait en 2009. « Sans surprise, les acteurs étrangers sont plus généreux que leurs concurrents français en fixe comme en bonus, une grande banque française plafonnant même les fixes à 100.000 euros », constate le recruteur en rappelant : « N'oublions pas que ce sont là des tendances générales et qu'il y a inévitablement des cas particuliers qui peuvent sortir de ce cadre. »

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