L’avis de… Thierry Mageux, business development director de Robert Half Financial Services en France

« Une faiblesse à l’écrit ne constitue pas un critère discriminant à l’embauche »

le 11/04/2013 L'AGEFI Hebdo

Vos clients vous demandent-ils d’évaluer les compétences des candidats à l’écrit ?

Ils le font uniquement pour des profils d’assistant, pas pour les chargés de clientèle ou les cadres. Mais j’observe que nous avons de plus en plus de remarques de leur part sur les lacunes en orthographe que peuvent présenter leurs nouveaux collaborateurs, y compris sur des profils élevés. Je constate aussi cette tendance dans les échanges que je peux avoir avec les candidats. Je me souviens ainsi d’un polytechnicien qui nous avait adressé une lettre de motivation dans laquelle il y avait une faute d’orthographe à chaque ligne.

Que faites-vous lorsque vous repérez ce type de faiblesse ?

Rien si le poste ne nécessite pas de compétences rédactionnelles particulières. En revanche, si la rédaction fait partie intégrante de l’emploi à pourvoir, je vais en parler avec le candidat et éventuellement alerter le client. Aujourd’hui, une faiblesse à l’écrit ne constitue pas un critère discriminant à l’embauche. Mais je pense que la donne pourrait bientôt changer avec le retour des dictées pour tester les candidats aux métiers de la communication, du marketing ou de la relation clientèle…

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