Dossier profils gagnants

Une expérience de la banque de détail est toujours bienvenue

le 19/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Les grands groupes ont tous des parcours élaborés, à tous les échelons, et valorisent la mobilité géographique de leurs cadres.

Parmi les bataillons embauchés dans la banque de détail française, certains passeront du guichet à des fonctions d’encadrement. Les groupes bancaires veillent en effet à offrir des formations internes valorisantes à leurs employés. Ainsi, chez Société Générale, outre le programme d’intégration « Starting », les nouvelles recrues sont formées pendant deux mois pour acquérir les connaissances nécessaires, mais aussi être mises en situation.

Lorsqu’ils décèlent des talents, tous les groupes disposent de parcours pour les retenir. Chez Société Générale, faire émerger « une véritable culture du développement managérial en liaison forte avec les métiers » pour préparer les dirigeants de demain est devenu un enjeu stratégique du plan Ambition 2015 (L’Agefi Hebdo du 27 janvier). Même chez BPCE (Banque Populaire-Caisse d'Epargne), qui n’existe que depuis l’été 2009, des parcours ont été créés pour les numéros 1 (présidents du directoire, directeurs généraux, membres de comité de direction) et les futurs membres de comité de direction générale ou directeurs au sein de filiales.

Une filière d'excellence

Crédit Agricole a pour sa part un processus de « labellisation » à trois niveaux : directeur, directeur général adjoint, directeur général pour les talents des caisses régionales et de son organe côté avec ses filiales. Le programme d’évaluations, externes ou internes, qui permet de valider l’expérience professionnelle et managériale se déroule sur un à deux ans. Au cœur de ce dispositif : un centre de mise en situation où les candidats résident trois semaines. Chacun réalise ensuite une véritable mission opérationnelle dans une société du groupe. Il est alors évalué par un jury et enfin, s’il est admis (ce qui n'est pas acquis d'avance), inscrit sur une liste d’aptitude qui lui permet d'être candidat à tous les postes de son niveau dans le groupe. Bien sûr, la mobilité géographique est un plus (L’Agefi Hebdo du 21 avril).

Ainsi, une expérience dans le réseau, jusqu’au plus haut grade, constitue souvent la filière d’excellence des grandes banques universelles. C’est le cas chez BNP Paribas. N’est-ce pas ce qui est mis en avant dans le profil de Jean-Laurent Bonnafé, son directeur général délégué ? Entré à la BNP en 1993, celui qui doit succéder en décembre à Baudouin Prot à la direction générale du groupe (lire page 64) dispose à son crédit d’un poste de responsable du pôle banque de détail en France, de l’intégration de BNL puis de Fortis, en plus de sa connaissance des entreprises et de son rôle dans la fusion BNP et Paribas. La promotion de cet X-Mines de 50 ans devrait en outre créer un appel d’air pour d’autres profils gagnants…

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