L’avis de… Yves Boissonnat, associé fondateur du cabinet de chasse de têtes Boissonnat Partners

«Etre très bon techniquement, générer du business et être capable d’animer une équipe»

le 10/01/2013 L'AGEFI Hebdo

Le désir de devenir associé a-t-il changé chez les avocats d’affaires français ?

Il y a une quinzaine d’années, devenir associé était le but unique de l’avocat collaborateur, ou presque. Mais la maturité du marché et surtout la crise ont quelque peu changé la donne. La crise, car elle a généré de l’incertitude et qu’il est désormais plus difficile d’accéder à l’association. Ce qui est sûr, c’est que le regard de nombreux collaborateurs sur le statut d’associé a changé. Aujourd’hui, pour un jeune avocat d’affaires, exercer en cabinet est, beaucoup plus qu’autrefois, perçu comme un tremplin pour accéder ensuite au monde de l’entreprise.

En termes de politique d’association, quelle est la différence entre un cabinet français et une grosse structure internationale ?

Dans les deux cas, un associé doit à la fois être très bon techniquement, générer du business et être capable d’animer une équipe. La différence majeure concerne la prise de décision : on ne devient pas associé de la même manière dans un petit cabinet où tout le monde se connaît et dans une grosse structure où la décision finale se prend à Londres ou à New York, où l’approche est plus froide, moins incarnée dans une personne.

A lire aussi