GESTION D’ACTIFS

Ecarts entre maisons françaises et anglo-saxonnes

le 26/04/2012 L'AGEFI Hebdo

Les gérants n’ont pas été vraiment surpris du net recul de leurs rémunérations variables. « 2011 est une année de déception. Elle a commencé par une reprise forte et s’est terminée par une chute brutale. Dans ce contexte, le moral des professionnels a été similaire et le niveau des bonus beaucoup plus faible fut généralement compris, observe Nadia Tortel (photo), associée du cabinet Singer & Hamilton. On peut regretter l’existence de règlements différés dans une activité pour compte de tiers sans engagement de fonds propres. On peut également déplorer l’absence de rémunération variable liée à la performance. » A Paris, les bonus sont majoritairement versés sur un mode discrétionnaire et plafonnés en moyenne à 100 % du salaire fixe. Entre la place parisienne et Londres, les écarts demeurent en matière de rémunération. « Les différences de montants de bonus, et même de salaires fixes, entre établissements français et anglo-saxons restent très significatifs aussi bien à Paris qu’à Londres, remarque Nadia Tortel. Tant en matière de gestion que de distribution. Le développement d’une gestion de type industriel, à l’instar d’Amundi, et la dissociation des salaires entre les deux rives de la Manche risquent de drainer sur une longue période les jeunes potentiels de l’asset management vers la place de Londres. » Quant aux salaires fixes, « ils n’ont jamais été revalorisés de manière générale dans la gestion institutionnelle. Il le faudrait car ils sont en retrait non seulement par rapport à Londres, mais aussi par rapport à Zurich ou Genève », souligne l’associée de Singer & Hamilton.

A lire aussi