L’avis de... Anne Eyraud-Loisel, directrice des études de la formation d’actuaire et maître de conférences à l’Isfa*

« La durée maximale pour trouver un emploi est de trois mois »

le 18/04/2013 L'AGEFI Hebdo

La crise a-t-elle profité aux actuaires ?

La crise a mis en avant un besoin en gestion et en évaluation des risques, dans le secteur des assurances aussi bien que dans les institutions financières. Or les actuaires sont justement des experts de la gestion des risques ! Même au plus fort de la crise, en 2009 et 2010, nos étudiants n’éprouvaient pas de grosses difficultés dans leurs recherches d’emploi. Dernièrement, un de mes étudiants a mis trois mois pour trouver un poste, il s’agit aujourd’hui de la durée maximale pour décrocher un emploi car la demande reste

très forte.

Combien d’actuaires sont formés chaque année à l’Isfa* et vers quelles entreprises se dirigent-ils ?

Nous en formons entre 80 et 100 par an, contre seulement une trentaine il y a dix ans. 90 % à 95 % de nos étudiants en dernière année d’actuariat sont en alternance. Ils s’orientent, soit vers des cabinets de conseil, soit vers des entreprises d’assurance, soit vers le monde de la finance. C’est assez partagé. Dans le marché actuel, il y en a pour tous les profils. Je dis souvent qu’actuaire, ce n’est pas un seul métier, mais des métiers, car ils peuvent être présents dans de nombreuses fonctions au sein des entreprises.

*Institut de science financière et d'assurances.

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