Baromètre de la banque

Le droit individuel à la formation peu connu des cadres de la banque

le 15/09/2011 L'AGEFI Hebdo

Interrogés en juillet sur ce dispositif, ils ne sont que 53 % à connaître son existence et ne sont pas informés par leur entreprise.

Sept ans après sa création, le droit individuel à la formation (DIF) reste encore méconnu des cadres du secteur bancaire. Selon la sixième édition du Baromètre de la banque, l’enquête trimestrielle réalisée par Michael Page en partenariat avec L’Agefi*, 53 % d’entre eux (baromètre global) connaissent l’existence du dispositif, sans toutefois recevoir d’informations de leur entreprise à ce sujet. En outre, seuls 25 % sont informés par leur employeur, tandis que 22 % disent savoir très peu de choses sur le DIF et ne pas être informés du tout. Les salariés des réseaux et de la banque privée sont les mieux lotis sur le plan de l’information avec respectivement 31 % (voir le graphique 1) et 25 % qui bénéficient d’une communication au sein de leur entreprise. En banque de financement et d’investissement (BFI), ils sont seulement 14 %, contre 17 % dans les services financiers spécialisés et 19 % en gestion d’actifs.

Attentifs au marché

Avant même la tempête boursière du mois d’août, les professionnels étaient déjà plus attentifs au marché de l’emploi, avec « une proportion de candidats à l’écoute du marché qui reste élevée », note Pierre-Emmanuel Dupil, directeur général de Michael Page. Ainsi, chez les gérants (voir le graphique 2) et les banquiers privés, l’écoute active bondit à 67 % contre respectivement 56 % et 41 % en avril 2011 (date du précédent sondage), et 60 % et 55 % il y a un an. Chez les salariés des réseaux, elle s’élève à 60 % après 45 % en avril et 42 % en juillet 2010. Ceux de la BFI se démarquent avec une écoute active en baisse de 11 points à 51 %, après 62 % au printemps et 61 % l’an dernier. Ils figurent néanmoins parmi les plus sollicités par les recruteurs au cours des mois de mai et juin 2011, avec 80 %, soit le même niveau qu’en juillet 2010. Les professionnels des services financiers spécialisés (SFS) l’ont été plus encore avec 86 % de sollicitations, après 63 % en avril et 72 % un an auparavant. Dans les réseaux et la gestion d’actifs, les cadres ont aussi été davantage approchés. Les banquiers privés l’ont, eux, été un peu moins, mais une large majorité (76 %) dit avoir été contactée en mai et juin derniers.

Concernant la mobilité, la rémunération (citée à 82 %, voir le graphique 3) demeure globalement le premier facteur d’appréciation pour bouger. Cela ressort particulièrement dans les réseaux (86 %, après 88 % en avril et 79 % en juillet 2010) et en BFI (84 %, en hausse de 20 points par rapport au dernier sondage, de retour au niveau de l’an passé). Dans la banque privée et les SFS, les cadres sont légèrement moins attachés à la rémunération. Les premiers la citent à 80 %, soit -2 points par rapport à avril et -5 points en rythme annuel, et les seconds la mentionnent à 77 % (-3 points comparé à avril mais +5 points depuis un an). Chez les gérants, le revirement est beaucoup plus net : ils ne sont plus que 65 % à évoquer ce critère (-16 points depuis avril), soit à peu près autant qu’en juillet 2010. La mission et les responsabilités du poste (67 %) sont à nouveau leur premier motif pour changer d’emploi, comme c’était le cas l’année dernière.

*L’étude a été menée en juillet 2011 auprès de 407 professionnels exerçant dans les différents métiers : banque de réseau (51 % des répondants), banque de financement et d’investissement (17 %), services financiers spécialisés (9 %), banque privée (13 %) et gestion d’actifs (10 %).  A une large majorité, les sondés sont des hommes, dont l’âge se situe entre 30 et 40 ans (48 % dans le baromètre global) et qui occupent leurs postes depuis plus de trois ans (50 %).

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