FIXED INCOME

Une distribution très individualisée

le 26/04/2012 L'AGEFI Hebdo

La situation des spécialistes du fixed income (produits de taux et change) est contrastée selon les établissements où ils exercent, « à la suite d’une année difficile pour les banques en raison de la nouvelle réglementation sur les ratios de Bâle III », rappelle Jean-Marie Cousty (photo), consultant chez Hudson. Néanmoins, deux tendances sont bien visibles : la baisse générale de l’enveloppe globale des bonus et le maintien des fixes, sauf à quelques exceptions près concernant des postes stratégiques. « Dans les banques françaises, la diminution des « bonus pools » a été sensible, de l’ordre de -35 % à -40 % en moyenne, une grande banque allant même jusqu’à -70 %/75 % à objectifs atteints et identiques en 2011 par rapport à 2010 », observe le chasseur de têtes de Hudson. Les établissements étrangers, anglo-saxons en particulier, ont pour leur part limité la réduction de leur enveloppe de primes variables de -25 % à -30 % en moyenne. « A partir de là, ce montant global de bonus a été réparti de manière très individualisée entre les opérateurs en fonction de leurs résultats personnels et de l’atteinte de leurs objectifs. Et il semble que la proportion de ceux ayant eu zéro bonus pour objectifs non atteints soit plus importante que d’habitude », indique Jean-Marie Cousty. Une manière de dire à ces professionnels que leur banque ne les retient pas compte tenu des objectifs de réduction des bilans à réaliser. « D’ailleurs, les effectifs ont diminué d'environ 10 % à peu près partout et les recrutements sont gelés sauf remplacement indispensable qui sera bien souvent pourvu par une mutation interne », souligne le consultant. 

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