Profils gagnants

Les directeurs financiers corporate promis aux meilleurs parcours

le 19/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Ils ont souvent changé de maison depuis la crise, en général pour se retrouver encore plus impliqués dans les instances de décision.

Les deux dernières années ont apporté leur lot de changements parmi les directeurs financiers des grands groupes industriels français. « Il s’agit plutôt d’un effet de dominos à partir d’un petit nombre de départs que des retombées de la crise, analyse toutefois David Laugier, directeur de bfinance. Le renouvellement touche environ la moitié des directions financières, ce qui est considérable et inédit. » Le fait est que les nominations récentes ont souvent concerné des responsables ayant travaillé dans le groupe, comme Gilles Bogaert, chez Pernod Ricard, promu suite au départ d’Emmanuel Babeau chez Schneider, ou Pierre-François Riolacci, devenu directeur général adjoint de Veolia Environnement, en charge des finances. Mais souvent aussi, les directeurs financiers viennent d’horizons différents, tel Thomas Piquemal, directeur financier d’EDF depuis 2010, qui a été associé-gérant chez Lazard.

« L’âge moyen des directeurs financiers de grands groupes tourne autour de 50 à 55 ans environ, car la fonction revêt de plus en plus d’importance, les titulaires du poste figurant parmi les trois à cinq premiers responsables », ajoute David Laugier. Le fait est que les titulaires peuvent prétendre aux plus hautes fonctions désormais.

« Plusieurs directeurs financiers ont été promus au rang de patrons de grands groupes, comme Jacques Stern qui, suite à la scission d’Accor, a pris la tête d’Edenred, indique David Laugier. De façon également marquante, Michelin a annoncé le remplacement de Michel Rollier par Jean-Dominique Senard, actuel directeur financier du groupe et ancien directeur financier de Pechiney. Pour la première fois, le groupe de pneumatiques confiera donc la direction à une personnalité extérieure à la famille. » 

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