L’avis de… Jean-François Monteil, managing partner du cabinet de chasse de têtes Transearch International

« Difficile de tracer l’origine réelle du revenu, entre technicité et relationnel »

le 01/11/2012 L'AGEFI Hebdo

Quel est le profil type d’un banquier conseil ?

L’idéal est d’avoir exercé deux ou plusieurs métiers différents, avec une forte légitimité dans l’un d’entre eux. La personne a alors une vision plus large de la banque, doublée d’une compétence majeure forte et, en général, d’une visibilité métiers ou secteurs très utile dans les rapports de haut niveau qu’elle entretient avec les clients corporate de sa responsabilité.

S’y retrouvent-ils en termes de salaire ?

Si la partie fixe est généralement la même ou très comparable, des écarts importants existent sur le variable, particulièrement si on compare le coverage (couverture des grands clients, NDLR) avec les fusions-acquisitions notamment. Il est parfois difficile de tracer l’origine réelle du revenu, entre la technicité du spécialiste qui fait mouche et le relationnel du banquier conseil. C’est en général toujours le spécialiste qui s’en sort le mieux.

N’est-ce pas sous-estimer le rôle de conseil et de veille ?

Certainement. Mais les banques sont heureusement en train de se rendre compte de l’atout que représentent des équipes coverage de qualité, créatives, réactives, motivées, familières du secteur d’intervention dans toutes ses problématiques (haut de bilan, flux, gestion, trésorerie, financement…).

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