Dossier Bonus

DERIVES ACTIONS - Satisfaction sans euphorie pour les équipes françaises

le 21/04/2011 L'AGEFI Hebdo

Pour les spécialistes des dérivés actions qui bénéficient généralement des rémunérations les plus généreuses au sein des salles de marché des banques d’investissement, il n’y a plus seulement le bonus qui compte désormais puisque les salaires fixes ont, là aussi, profité de relèvements visant à compenser la réduction des rémunérations variables. « Globalement, sans qu’une euphorie soit affichée, la satisfaction prime dans les équipes des banques françaises », remarque Marie Clark, associée chez Vendôme Associés. Satisfaction qui est due, « outre certaines remises à niveau sur les fixes, à une meilleure répartition entre le cash et les différés et à l’augmentation du plafond de paiement en cash ». En revanche, dans les établissements étrangers à Paris, les professionnels ont été plutôt déçus. L’an dernier, les grandes banques anglo-saxonnes avaient pratiqué des hausses de 50 % à 100 % sur les fixes de certains opérateurs de marché afin de les fidéliser. « Les packages globaux sont en baisse malgré quelques réajustements de bases fixes », affirme Marie Clark. Dans cette activité aussi, les rémunérations fixes et variables sont très personnalisées, ce qui crée des écarts au sein des équipes : « L'individualisation est de mise et les disparités salariales restent fortes », confirme l’associée. Cette année, un trader senior a pu percevoir jusqu’à 1,5 million d’euros de bonus global (ce qui reste néanmoins rare à Paris, surtout dans les banques françaises), tandis que le bonus minimal est d’un montant de 120.000 euros. En 2010, ce même trader pouvait toucher jusqu’à 1,1 million d’euros de variable, mais le « zéro » bonus était aussi constaté pour certains opérateurs.

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