Dossier BONUS

DERIVES ACTIONS - La chute se poursuit

le 25/04/2013 L'AGEFI Hebdo

A Paris, les spécialistes des dérivés actions constituent désormais eux aussi une communauté plus restreinte. Et ils n’échappent pas non plus à la tendance baissière qui s’abat cette année sur les rémunérations variables. « Dans un contexte où les 'desks' de 'trading', voire la structuration, sont pour les acteurs français de plus en plus délocalisés à Londres, la ligne métier enregistre une baisse générale des niveaux de bonus. La vente est particulièrement affectée », explique Marie Clark, associée chez Vendôme Associés. Le tableau est sombre. « La partie versée en 'cash' se restreint parfois, à l’exception de quelques banques étrangères qui privilégient un fixe revalorisé et un bonus qui fait la part belle à la part en 'cash', les clauses de 'claw-back' (le malus, qui consiste à ne pas verser la part différée en cas de contre-performance, NDLR) se développent et le bonus zéro est de plus en plus fréquent », énumère l’associée qui précise que, malgré les nouvelles normes de 2011, « les règles d’octroi et de versement restent propres à chaque entreprise et l’individualisation règne ». Contrairement à l’année 2012 où les salaires fixes avaient été revalorisés dans certaines institutions, les banques françaises n’ont cette année pas participé au mouvement dans les dérivés actions : « Les fixes y sont gelés », relève Marie Clark. Dans ce contexte, un trader senior a pu percevoir jusqu’à 400.000 euros de bonus global, soit une division par deux comparé au bonus maximum de l’année passée, pour un salaire fixe situé entre 80.000 et 180.000 euros. En 2011, ce bonus pouvait atteindre 1,5 million d’euros. Le temps des bonus à « sept chiffres » semble bien révolu.

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