FINANCEMENTS STRUCTURÉS

Coupes nettes

le 26/04/2012 L'AGEFI Hebdo

En 2012, la moisson de bonus n’est pas très satisfaisante pour les professionnels des financements structurés. « Du côté des financements d’acquisition à effet levier, les banquiers ne sont pas épargnés par la dynamique collective de baisse des variables alors que l’année 2011 s’est révélée un millésime de qualité tant en termes d’activité que de résultats », observe Denis Marcadet (photo), président de Vendôme Associés. Dans l’ensemble, les bonus, « lorsqu’ils existent », précise le dirigeant du cabinet de chasse de têtes, enregistrent une baisse d’au minimum 20 % (jusqu’à plus de 50 % de baisse dans certains cas). « La disparité prévaut entre les institutions françaises et étrangères, mais avant toute chose, les acteurs majeurs d’hier ne sont plus ceux d’aujourd’hui, et ces ex-teneurs de marché, français ou étrangers, sont les premiers à soit ne pas distribuer, soit pratiquer la politique minimum ou de remise à zéro des compteurs », explique Denis Marcadet. Dans les financements de projets, les bonus chutent en moyenne d’au moins 50 %, « effet dollar, prudence des investisseurs moyen-orientaux, absence totale de visibilité, l’année 2011 est, en matière de financements de projets, une année en demi-teinte où seule la branche infrastructures tire vraiment son épingle du jeu », note le dirigeant de Vendôme Associés. Dans les financements d’actifs, activité consommatrice de bilan qui subit une violente cure d’amaigrissement dans les banques françaises, la baisse se situe entre -30 % et -50 %, « sauf pour quelques bons juniors que l’entreprise souhaite encourager  ».

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