Patrick Saurin, porte-parole de Sud BPCE

« Un contentieux salarial très lourd entre les salariés et les dirigeants »

le 12/12/2013 L'AGEFI Hebdo

« Nous sommes actuellement en pleine négociation sur les salaires. Nous demandons un salaire minimum net de 1.700 euros, ainsi qu’un salaire maximum dans le groupe de douze fois le salaire minimum. Ce plafond de rémunération des dirigeants comprendrait tout : salaire fixe, intéressement, primes diverses, actions gratuites, jetons de présence, avantages en nature… Aujourd’hui, le salaire maximum brut annuel serait de 214.920 euros.  Ce plafonnement se justifie parfaitement dans un établissement mutualiste. Il faut respecter des valeurs d’éthique, de justice et d’exemplarité. Pour Sud BPCE, il est inadmissible qu'un dirigeant gagne plus en un mois qu’un salarié en un an. Nous remarquons que lorsqu’il s’agit des rémunérations des patrons, les augmentations sont possibles. En revanche pour les salariés, on ne fait rien. D’ailleurs, l’emploi a chuté de 11.379 salariés entre 2008 et 2012, soit une diminution de 8,9 % de l’effectif. Le climat est tendu à l’heure actuelle, le contentieux salarial est très lourd entre les salariés et les dirigeants. »

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