Dossier BONUS

CASH ACTIONS - Coupes franches

le 25/04/2013 L'AGEFI Hebdo

Cette année encore, la crise économique et les turbulences des marchés financiers ont eu raison des bonus des professionnels des marchés actions, qui évoluent dans une activité de plus en réduite à Paris, et plus largement en Europe. « Nous avons connu des temps plus glorieux pour les bonus alloués à ce marché tant dans ses composantes analyse que vente, qui s’inscrivent dans une enveloppe globale en baisse de l’ordre de 40 % », indique Vally Colli, associée au cabinet de chasse de têtes Vendôme Associés. Pour mémoire, depuis le 1

erjanvier 2011, les populations dites « régulées » au sein des banques de financement et d’investissement (BFI) sont soumises à un encadrement strict de leurs rémunérations variables dicté par CRD 3. Une part de 40 % à 60 % de leur bonus doit ainsi être différée sur trois à cinq ans (et est soumise à des conditions de performances pour être perçue à son échéance) et la moitié doit être distribuée en actions ou instruments équivalents. Ce qui limite la part versée en cash à 20 %-30 % du bonus total. Côté analyse, les effectifs sont en diminution sur la place parisienne où Vally Colli observe « beaucoup de bonus zéro ou, lorsque bonus il y a, une baisse drastique - 40 % à 50 % en moyenne -, sachant que pour quelques rares heureux élus, le talent constaté est rémunéré (jusqu’à 30 % de hausse) et le fixe parfois réajusté ». Depuis l’arrivée des nouvelles règles, les BFI ont eu en effet recours à un rehaussement des salaires fixes afin de garder certaines équipes. Dans la vente action, « on note aussi une forte baisse des effectifs locaux, affirme l’associée de Vendôme. On parle aujourd’hui plus volontiers de prime que de bonus… Le bonus zéro est un indicateur standard et les plus chanceux subissent une baisse de 40 % de leur rémunération variable ». Cette année, un vendeur senior (hors responsable) a pu toucher jusqu’à 200.000 euros de bonus global (cash + différé) pour un fixe situé entre 100.000 et 200.000 euros. L’an dernier, il pouvait espérer jusqu’à 210.000 euros de bonus (pour le même fixe). On s’éloigne de plus en plus du niveau maximal du bonus de 2011 qui s’élevait alors à 260.000 euros.

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