L’avis de… Matthieu Cisel, doctorant sur les Mooc à l’Ecole normale supérieure (ENS) de Cachan

« C’est aussi un investissement en termes d’image »

le 28/11/2013 L'AGEFI Hebdo

La France est-elle en pointe sur les Mooc ?

En octobre, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a lancé la plate-forme France université numérique (FUN), sur laquelle 25 Mooc - dont un sur les fondamentaux en statistique - sont proposés par des universités et des écoles d’ingénieurs. La question du choix des langues se pose. L’anglais permet une large audience, mais c’est exigeant car il faut des community managers et des professeurs qui parlent un anglais parfait. De grandes opportunités s’ouvrent en revanche sur le terrain de la francophonie.

Le modèle économique est-il défini ?

Pour l’heure, aucun Mooc n’est rentable, mais c’est aussi un investissement en termes d’image. Les subventions publiques pour les établissements d’enseignement supérieur sont aussi liées à leur rayonnement. Le Mooc peut également être un produit d’appel pour commercialiser des formations.

Transforment-ils l’enseignement ?

La véritable révolution des Mooc, c’est leur gratuité ! Cela implique une « massification » du public, contrairement au e-learning qui est un produit commercialisé. Cette transformation est beaucoup plus importante que la dimension technologique des Mooc, toutes les technologies utilisées n’étant pas nouvelles.

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