Rencontre avec… Jean-Pierre Rondeau, président de la Compagnie des CGPI*

« Beaucoup se posent des questions sur la pérennité de leur activité »

le 04/10/2012 L'AGEFI Hebdo

Quel est aujourd’hui l'état d’esprit des CGPI ?

Je ressens beaucoup d’inquiétude par rapport à la suppression évoquée des commissions, et parfois de la lassitude face à une réglementation qui se durcit de plus en plus. S’ajoutent à cela les effets de la crise qui est loin d’être terminée. Avec la correction en cours dans l’immobilier et la suppression des niches fiscales, les CGPI trop spécialisés dans ces deux domaines d’activités vont souffrir. Tout cela fait qu’aujourd’hui, même si l'on n’enregistre pas encore trop de désaffections, nombre de mes confrères se posent beaucoup de questions sur la pérennité de leur activité.

La suppression des commissions serait-elle un problème majeur ?

Je ne crois pas que l’on s’orientera vers ce genre de solution, qui remettrait en cause le modèle économique des compagnies d’assurances et des sociétés de gestion. Mais si cela devait se produire, comme les Français sont très hostiles aux honoraires, les CGPI seraient obligés de s’affilier à des plates-formes ou à des filiales de banque qui leur demanderont de vendre les produits maison. Ce serait la fin du conseil indépendant et de la multigestion pour tous…

*Association de CGPI (conseillers en gestion de patrimoine indépendants) créée en 2005.

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