Dossier BONUS

BANQUE PRIVEE - Morosité

le 25/04/2013 L'AGEFI Hebdo

Les banquiers privés sortent d’une année plutôt maussade, comme le relate Delphine Dubreuil, associée du cabinet Singer & Hamilton : « 2012 restera une mauvaise année en termes de collecte sur le marché français. Cela s’explique en grande partie par un ralentissement des cessions d’entreprises. La source principale d’actifs nouveaux provient des actifs des banques concurrentes. Un banquier senior et très commercial qui parvenait à collecter 50 millions d’euros par an il y a trois ou quatre ans ne collecte plus qu’une vingtaine de millions aujourd’hui. » Un contexte qui pèse sur les rémunérations variables de la banque privée en France. « Nombreux sont les déçus, même parmi les plus méritants, souligne l’associée de Singer & Hamilton. La répartition de cette enveloppe variable en baisse est toujours aussi disparate que lors des années précédentes, certains, de plus en plus nombreux, ne touchant aucun bonus cette année. » Le turnover a pris fin, les équipes restent figées, voire licencient pour alléger les charges d’une activité en manque de rentabilité. Autre tendance récente que signale Delphine Dubreuil : « Le développement de microstructures indépendantes de conseil en gestion de patrimoine, sous la houlette de banquiers 'sortis du système', offrant un suivi sur mesure à des clients fortunés lassés par les gammes de services 'préfabriquées' des banques traditionnelles. »

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