Dossier Bonus

BANQUE PRIVEE - Une enveloppe globale en baisse

le 21/04/2011 L'AGEFI Hebdo

Comme c’est le cas pour les gérants, l’hétérogénéité règne aussi pour les banquiers privés en matière de distribution de la rémunération variable. « On constate une forte disparité dans la répartition individuelle des variables, créant une importante frustration chez la plupart des opérateurs du secteur, explique Delphine Dubreuil, associée au sein du cabinet Singer & Hamilton. Cela illustre en partie les difficultés de la banque privée à fixer des règles claires de rémunération de la performance, et plus largement un modèle économique qui peine à se réinventer ou à s'adapter aux nouvelles contraintes de marché (recherche de rentabilité). » Cette année, en dépit d'une meilleure collecte, les bonus ne sont pas vraiment au rendez-vous. « L'enveloppe globale des bonus de la banque privée en France a baissé par rapport à 2009 (-25 % à -40 %) malgré une légère amélioration de la collecte nette (l’objectif de collecte moyen pour un banquier senior en 2010 est de l’ordre de 20 à 30 millions d’euros) », souligne Delphine Dubreuil. Certaines structures rehaussent les salaires fixes afin de compenser la baisse des bonus. « Des entités, notamment étrangères, ont procédé à une augmentation des fixes de l'ordre de 20 % en moyenne », selon l’associée de Singer & Hamilton. Dans une banque française, un banquier privé de dix ans d’expérience perçoit aujourd’hui un salaire fixe de 100.000 à 130.000 euros, contre 120.000 à 150.000 euros pour le même professionnel exerçant dans une banque anglo-saxonne.

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