DERIVES ACTIONS

Baisse générale pour les traders et les vendeurs

le 26/04/2012 L'AGEFI Hebdo

En 2012, les rémunérations variables des spécialistes des dérivés actions pâtissent elles aussi de la mauvaise conjoncture. « L’expression même de ‘bonus’ est occultée ou bien pudiquement employée (pression du contexte actuel, incertitudes politiques à l’aune des élections…) », relève Marie Clark (photo), associée chez Vendôme Associés. Il faut dire que l’an passé, les salaires fixes de ces opérateurs avaient fait l’objet de remises à niveau dans plusieurs établissements financiers. Un mouvement qui s’est poursuivi en 2011 au sein de certaines institutions. Sur le front des bonus, « on constate, toutes entreprises confondues, une baisse générale des montants alloués, tant côté trading que vente, de 30 % à 70 %, et une allocation très discriminante au profit des principaux producteurs/contributeurs, des seniors pour l’essentiel », déclare Marie Clark. L’époque où ces opérateurs étaient considérés comme les « stars » des salles de marchés paraît révolue, du moins dans la morosité de l’environnement actuel. « On demeure face à une classe d’actifs sophistiquée qui, dans son expression salariale, après avoir connu des coefficients multiplicateurs, reste certes attractive, mais se fond de plus en plus dans les pratiques de rémunération globales de la BFI », analyse l’associée de Vendôme. Un trader senior a pu cette année percevoir jusqu’à 800.000 euros de bonus global (il s’agit toutefois d’une population assez réduite dans les banques) pour un salaire fixe situé entre 80.000 et 180.000 euros, tandis qu’il pouvait espérer en 2011 jusqu’à 1,5 million d’euros de bonus.

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