Portrait Valérie Rabault, responsable Market prospective & business risk du pôle Dérivés actions et matières premières de BNP Paribas

« Anticiper les risques et les optimiser pour les clients »

le 19/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Les derniers mois ont été intenses pour la responsable de la nouvelle entité Market prospective & business risk du pôle Dérivés actions et matières premières (GECD) de BNP Paribas, dont elle essaye, à 37 ans, de prévoir les risques au sens large. Cet ingénieur des Ponts débute en 1997 à l'Inspection générale de Société Générale -« avec dix mois passionnants à Hong Kong » -avant de rejoindre BNP Paribas, en 2003, aux risques de marché (à Londres),« pour agir et non plus seulement superviser ». Après un retour à Paris, Valérie Rabault rejoint le pôle GECD... en septembre 2008 !« Cela a été difficile mais en même temps tellement riche, humainement notamment, que le département en est ressorti plus fort... » Dans son précédent poste, elle avait appris à faire la synthèse des risques appréciés par les équipes de marché. Au sein des « dérivés actions », elle a monté une équipe de six spécialistes pour « gérer cette ‘ressource risque’, en termes de couverture macro et d’allocations ».

Avec une réorganisation de GECD cet automne(L’Agefi Hebdo du 28 octobre), elle a complété sa mission de trois autres : comprendre l’environnement en termes de flux pour anticiper les solutions aux pires scénarios ; adapter le profil de risques avec la notation des « produits structurés » ; développer une cartographie dynamique à destination des 1.500 professionnels aveclesquels dialogue son équipe. Si cette dernière ne devrait pas trop s’agrandir -« pour garder une vision globale et une capacité de réaction » -,Valérie Rabault est très écoutée au sein du comité exécutif de GECD,« où la culture du risque héritée de la banque est aussi forte que la question de l’utilité sociale des produits vendus ». Pour mieux anticiper,la jeune femme n’hésite pas à sortir du cadre... Avec un certain optimisme naturel, qu’elle transmet dans un récent ouvrage, co-écrit avec Karine Berger (Euler Hermès),Les Trente glorieuses sont devant nous.

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