Institut Louis Bachelier : un rôle moteur dans la recherche en finance

le 27/03/2013

L’obtention du Labex, il y a un an, lui a offert de nouveaux moyens. Il organisait les 25 et 26 mars sa conférence annuelle sur les risques financiers.

Institut Louis Bachelier : un rôle moteur dans la recherche en finance

Lors de sa création, en 2008, l’Institut Louis bachelier (ILB) avait pour vocation, selon son directeur général, Jean-Michel Beacco, «de devenir un carrefour entre les institutions qui forment à la finance et la profession». En effet, lorsque la profession à des questions, «l’Institut Louis Bachelier peut mettre la meilleure équipe de chercheurs à sa dispositionpour y répondre », se targue t-il.

Preuve de l’efficacité des équipes de chercheurs de l’Institut, l’obtention, il y a un an, du Labex (pour Laboratoire d’Excellence), décerné par l’Agence Nationale pour la Recherche. Pour Jean-Michel Beacco, ce sont deux thèmes de recherche majeurs, le développement durable et le financement des transitions économiques et sociales, qui ont permis à l’Institut d’obtenir ce label. Il voit en effet dans ces problématiques, «le moyen de se préparer à la transition démographique, mais aussi de recréer une place de Paris durable». Le Labex est, pour le directeur général de l’ILB, la reconnaissance de ce travail, et un moyen de «pérenniser l’action de l’Institut sur les dix prochaines années». Car le titre est prestigieux, et représente, pour l’Institut, «une sorte de « pot de miel » permettant d’engendrer un plus grand volume d’affaires». Ainsi, ce label d’excellence «agit comme un levier de recherche permettant de se focaliser sur trois axes essentiels pour l’Institut», explique-t-il. En un an, «il a apporté à l’Institut les moyens financiers nécessaires à la multiplication des échanges entre les chaires, et tout ce qui est transdisciplinaire, il a permis d’attirer les meilleurs chercheurs français et de relancer un projet de réseau social de chercheurs, finxchange.org, une plateforme permettant à tous les chercheurs en économie et finance d’être repérés par la profession en fonction de ses besoins, grâce à un système de tags», précise-t-il.

La formation fait également parti des missions de l’Institut relancées grâce au Labex, «mais est toujours en phase de définition». Une chose est sûre, Jean-Michel Beacco ne désire pas que l’Institut «se pose en compétiteur des formations existantes», mais souhaite proposer «une offre de formation tout au long de la vie, dans le domaine de la finance».

Par ailleurs, les conférences sont quant à elles restées au cœur de l’activité de l’Institut, qui organise régulièrement des évènements de ce type sur une demi-journée. Parmi elles, le Forum international des risques financiers (Financial Risks International Forum) est cependant un évènement à part, « la première conférence du printemps, et le seul évènement de cette taille sur le risque», affirme Jean-Michel Beacco. Elyes Jouini, coordinateur scientifique de l'Institut Europlace de finance et directeur de la Fondation du risque, le rejoint sur ce point. «Le Forum des risques est animé par des intervenants venus du monde entier, et permet au public, mélange de professionnels et d’académiques, de se rencontrer et de se tenir au fait des avancées internationales», explique-t-il. Cet évènement, abordera cette année le sujet de la liquidité «sous toutes ses formes». Ainsi, les thèmes traités iront «des problématiques portant sur le trading algorythmique, aux risques liés à l’assèchement du marché, en passant par la nécessité d’associer la liquidité au couple rendement/risque, permettant aux professionnels de faire un tour d’horizon rapide d’innovations très concrètes dans le cadre de leur activité», précise Elyes Jouini.

Environ 500 personnes étaient présentes les 25 et 26 mars au Forum international des risques financiers, preuve, d’après Elyes Jouini, que «la recherche française est tout à fait à la pointe sur une aire de jeux internationale».

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