Carmignac recrute plusieurs dizaines de nouveaux collaborateurs en 3 ans

le 15/01/2013

Soixante-seize professionnels ont rejoint la société de gestion depuis 2010. Elle renforce ses équipes pour accompagner son développement international.

Eric Helderlé. Directeur général de Carmignac Gestion. Photo: dr

Ces trois dernières années, ce ne sont pas moins de soixante-seize nouveaux collaborateurs qui ont rejoints Carmignac Gestion. Outre les gérants et analystes indispensables à la composition d’équipes de gestion performantes, mais qui représentent moins de 20% de ces recrutements, tous les postes accompagnant le front office ont été concernés. Pour Eric Helderlé, directeur général du gérant d’actifs de la Place Vendôme, cette vague d’embauches est liée à l’essor de l’entreprise. «Carmignac est en plein développement. Les fonctions supports telles que le contrôle des risques, la communication, le marketing, le commercial, le reporting ou les spécialistes du web sont restructurées en fonction de ce changement de dimension».

A l’image de l’entreprise, la zone géographique de recrutement s’étend elle aussi. «Sur trois recrutements effectués, deux sont actuellement destinés à la France, et un à l’étranger, pour le moment essentiellement en Europe, mais la part hors France augmente rapidement», explique Eric Helderlé. Après avoir confirmé sa position en France et réussi à prendre de fortes positions sur plusieurs marchés européens, l’enjeu de l’entreprise est en effet de consolider ses implantations, en Grande-Bretagne tout particulièrement. «Le développement en Grande-Bretagne est important car il nous ouvre aussi des portes dans les pays du Common Wealth, en Afrique du Sud et en Australie notamment, précise-t-il. Une fois nos bases arrières consolidées, nous pourrons nous concentrer sur notre objectif à moyen terme: le développement en Asie et en Amérique du Sud. Nous devons prendre le temps de cette croissance car toute la logistique sera alors à repenser».

Sa renommée et son développement international rendent la société assez exigeante sur le choix de ses nouvelles recrues. Elle n’est de fait pas complètement indifférente aux origines universitaires des candidats mais, face à leurs cursus scolaires très variés (du fait en particulier de leurs origines géographiques qui le sont aussi), l’expérience prime sur le parcours académique et Carmignac Gestion s’entoure très peu de débutants. «Nos nouveaux collaborateurs ont pour la plupart déjà acquis une première expérience d’au moins 2/3 ans à l’international et sont tous bilingue en anglais, explique Eric Helderlé. Ils intègrent notre entreprise par le biais de la cooptation, par l’intermédiaire de chasseurs de tête, ou après avoir déposé une candidature sur notre site Internet et peuvent par la suite évoluer en interne, changer de fonction ou de région selon leurs compétences».

Ainsi, pour son développement en Asie et en Amérique du Sud, le groupe prévoit de mixer une part de recrutement local avec l’envoi de collaborateurs de la maison mère pour «apporter aux nouvelles équipes la dimension culturelle du groupe. Il est d’ailleurs clair que certains de nos collaborateurs participeront à notre développement en Amérique du Sud.», ajoute-t-il.

Si l’heure n’est plus aux recrutements massifs chez Carmignac, qui a déjà intégré une vingtaine de nouveaux collaborateurs depuis ce début d’année, l’entreprise reste cependant «très opportuniste en matière de recrutement», affirme le directeur général. «Actuellement seul un recrutement sur six est effectué via le site Internet du groupe», constate Eric Helderlé, qui apprécie pourtant y recevoir des candidatures spontanées. «Chez Carmignac, nous aimons les esprits entrepreneuriaux et nous restons ouverts à toutes candidatures que nous pourrions recevoir par le biais de ce site. Elles sont le signe d’une détermination et d’une motivation que nous apprécions. Ces candidatures, lorsqu’elles sont enrichies d’un projet ou d’idées nouvelles, sont d’ailleurs privilégiées aux propositions des chasseurs de tête», souligne-t-il.

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