L’Ecole d’économie de Toulouse combine recherche de pointe et formation

le 30/08/2012

Forte de son label d’«Ecole d’économie», elle a intégré tout le cursus universitaire en économie et continue à s’appuyer sur des chercheurs de renom.

Ecole d’économie de Toulouse : Recherche de pointe et formation désormais combinées. Photo: PHB/Agefi

Depuis la rentrée universitaire 2011, les formations en économie à l’Université de Toulouse, de la première année de licence au doctorat, sont regroupées au sein de l'Ecole d'économie de Toulouse, qui s'est substituée à la Faculté de Sciences économiques de Toulouse I Capitole. Bénéficiant d’un statut original, cette école, dont la transformation témoigne, à l’instar des IAE (Instituts d’administration des entreprises),du désir qu’ont les universités de développer des pôles d’excellence académique positionnés en tant que troisième voie entre les grandes écoles et leur système traditionnel. Validée in fine par le Ministère de l’enseignement supérieur après l’agrément de son Conseil scientifique, la création d’une «Ecole d’économie» permet aux universités de jouir d’un cadre particulier au sein du paysage universitaire français.

De nouveaux moyens financiers

Le projet toulousain FREDD (Former les économistes de demain) a en outre bénéficié, en mars 2012, de la labellisation IDEFI (Initiative d’excellence en formation innovante) accordée par le gouvernement dans le cadre du programme «Investissements d’avenir». Cette reconnaissance marque un tournant essentiel dans la construction de l’écoleet s’accompagne d’un financement de 7 millions d’euros sur 7 ans qui va permettre d’attirer davantage les talents internationaux au sein d’une structure aux moyens renforcés: déploiement d’une pédagogie interactive novatrice, amélioration de son environnement pédagogique, social, administratif, mise en place de processus efficaces d’insertion professionnelle, ouverture accrue à l’international.

Sa récente évolution marque l’élargissement de son champ d’activité qui intègre désormais l’ensemble du parcours universitaire en Economie. A cet égard, le projet toulousain est unique dans son genre dans la mesure où les deux autres écoles d’économie françaises (Paris et Aix-en-Provence), ne prennent en charge que les Masters. Résolument attachée au principe d’égalité des chances, la TSE fait le choix de ne pas sélectionner ses étudiants au cours des deux premières années de licence qui constituent les années préparatoires intégrées du cursus. «Notre objectif ambitieux consiste à accompagner le plus grand nombre d’étudiants vers les exigences académiques requises pour la troisième année et l’entrée effective dans l’Ecole d’économie», affirme Marie-Françoise Calmette, directrice de l’école.

De nombreux partenariats

Créé en 2007 sous la forme d'une fondation de coopération scientifique intitulée Fondation Jean-Jacques Laffont-TSE, Toulouse school of economics (TSE) était conçu comme un «réseau thématique de recherche avancée» (il en existe 13 en France) fondé sur le partenariat entre l'Université Toulouse 1 Capitole (UT1), l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). En outre, le label s’est également construit grâce à un partenariat privé privilégié dont BNP Paribas et EDF sont les principaux représentants.

Selon Hélène Billy, secrétaire générale de TSE, 500 étudiants participent chaque année au programme (L3, M1, M2) parmi lesquels se trouvent plus de 50% d’étrangers soit près de 80 nationalités. Composée d’une centaine de doctorants et d’environ 150 enseignants chercheurs dont Jean Tirole (MIT), Augustin Landier (MIT), Christian Hellwig (LSE), James Hammit (Harvard) et Christian Gollier (Université catholique de Louvain), la TSE propose ainsi cinq pôles spécialitésmajeures : économie des organisations et des marchés, économie des marchés financiers, économie publique, économie environnementale et économie mathématique.

Une qualité de la recherche reconnue

Jusque-là fondamentalement orientée vers la recherche en Economie, l’Ecole a pour vocation de participer au rayonnement universitaire français. «La nouvelle offre pédagogique, plus professionnalisante, permet d'élargir les débouchés à la sortie de l'Ecole, notamment dans le secteur privé. Jusqu'à la création de l'Ecole, les diplômés de M2 labellisés TSE s'orientaient vers la recherche et des carrières académiques» précise Hélène Billy. Cependant, Jean Tirole, président du conseil d’administration de la Fondation Jean-Jacques-Laffont confirme aussi que « l’ambition de TSE est de se hisser durablement parmi les meilleurs départements d’économie au monde, et de contribuer encore davantage au débat public en France et à travers le monde». Le centre de recherche a d’ailleurs été classé 10ème mondial en février 2012 par REPEC (Research papers in economics). «Notre modèle de référence dans ce domaine est la London school of economic (LSE)», ajoute la directrice. L’ambition est clairement affichée.

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