Le diplôme d'analyste du CFA s'impose sur tous les continents

le 27/06/2012

Créée il y a cinquante ans, cette certification atteste de fortes compétences en analyse financière. Désormais plus de 40% des candidats sont asiatiques.

Photo: PHB/Agefi

En un demi-siècle, le CFA (Chartered financial analyst) s’est progressivement imposécomme l’un des diplômes de référence de l’analyse financière dans le monde.D’origine anglo-saxonne, le programme CFA s’organise en trois niveaux de difficulté ets’adresse aux titulaires d’au minimum une licence.Dans les faits, une formation antérieure en finance est très fortement conseillée pour les candidats. Ainside nombreux étudiants en masterfinance d’écolesde commerceet d’universités choisissent de valider le premier niveau du CFA, qui se concentre sur les outils de base,à la fin de leurs études.Par la suite, les deuxième et troisième paliers portent respectivement sur l’évaluation d’actifs et la gestion de portefeuille. Il est nécessaire d’avoir au minimum quatre ans d’expérience professionnelle pour être officiellement titulaire de la charte CFA (les frais de formation, d’une valeur de 2.500 euros, sont d’ailleurs le plus souvent financés par les entreprises dans lesquelles travaillent les candidats).

Parmi les 220.000 candidats se présentant chaque année aux différents niveaux, la sélection est rude comme en atteste le relativement faible taux de réussite,prochede 40 %. «Travaillant parallèlement en entreprise,lesélèvesdoivent être capables de faire face à une charge substantielle de travail personnel représentant 300 heures durant les 6 mois de préparation inhérents à chaque niveau, soit 50 heures par mois, 10 heures par semaine, 2 heures par jour», explique NathalieColumelli, vice-présidente du CFA France et ancienne trader.

Contact permanent avec les praticiens

Mais le jeu en vaut sans doute la chandelle, au vu de l’augmentation du nombre d’inscris (+5 % en 2012 et même +20% en France).«Le contact permanent avec les praticiens anciennement diplômés permetde faireévoluer la formation, matière par matière,tous les cinq ans et cette flexibilité constitue un point fort de notre diplôme», ajoute Nathalie Columelli. C’est au fond ce qui différencie le CFA d'enseignements plusthéoriques, parfois éloignés des besoins des analystes. La certification CFA représente ainsi un atout déterminant dans la carrière d’un professionnel du secteur financier. Une très forte proportion des diplômés évolue d’ailleurs dans cet univers: 22 % sont gérants de portefeuille, 14 %analystes financiers, 5 % consultants, 4 %directeurs de clientèle, 4%risk managers, tandis que 7% font partie du «top management» d’établissements financiers.

Par ailleurs, l’internationalisation du diplôme est de plus en plus forte, puisque, si les deux tiers des 100.000 membres diplômés sont issus d’Amérique du Nord, cette région ne représente qu’un bon tiers des nouveaux inscrits et à l’inverse, c’est la région Asie-Pacifique qui fournit désormais le plus grand nombre de candidats (43% en juin 2012), contre 22% pour la région EMEA (Europe, Moyen Orient et Afrique). L’évaluation du CFA à un niveau de Master 2 par l’organisme d’homologation de l’enseignement supérieur anglais, le UK NARIC (NationalAgencyresponsibleforprovidinginformation,adviceand expert opinion on qualificationsworldwide), ne peut en outre qu’accompagner ce rayonnement.

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