Alexandra Flick

« Je ne voulais pas rester derrière un écran d’ordinateur mais être confrontée aux problèmes des autres »

le 11/01/2012

A 24 ans, Alexandra Flick se refuse à bâtir une stratégie de carrière très arrêtée. « Je souhaite me laisser surprendre, surtout je voudrais éviter les stéréotypes », dit-elle manifestement confiante dans ce que lui réserve l’avenir « même si la période est difficile ».

Fuir les stéréotypes ?  Cela passe par exemple par le choix d’un premier emploi au positionnement original lorsqu’elle entre chez Viliparis, la filiale de Unibail Rodamco, en charge des salons, expositions et congrès : « J’ai une double casquette : en plus de ma responsabilité de suivi financier, je suis responsable des achats des filiales. D’une part, j’assure le suivi des investissements et leur valorisation, et d’autre part je gère tous les contrats passés avec nos fournisseurs », détaille-t-elle. Sa motivation ? « J’avais envie d’avoir les mains dans le cambouis, ne pas rester derrière un écran d’ordinateur.  Grâce à cette double casquette, j’ai des contacts humains, je suis confrontée aux problèmes des autres. » Un choix qui répond pleinement à la stratégie de l’entreprise soucieuse d’allier les responsabilités financières à une dimension opérationnelle.  « Cela permet  de combiner l’analyse de réduction des coûts de certains produits, l’optimisation de la structure et les négociations  avec les clients ou les fournisseurs », explique la jeune diplômée.  Concrètement, Alexandra Flick doit traiter l’offre des services de montage de stands, de nettoyage et de sécurité aux entreprises qui cherchent à louer des mètres carrés pour un organiser un évènement.

Bonne élève et sportive depuis le départ, « je n’ai pratiquement pas eu besoin d’être aidée par mes parents ».  Elle appréciait toutefois que  « maman, institutrice,  rentre tôt », ce qui était moins le cas de son père, ingénieur. Le bac en poche (section S, mention très bien), elle met le cap sur les écoles de commerce : « Les programmes y sont variés et conduisent à des métiers dans des secteurs très différents», explique t-elle.  Après une prépa à Louis le Grand en 2005, elle est reçue à tout et opte pour HEC. « La renommée et le cadre de vie ont joué », dit-elle. 

L’avenir lui semble plein de promessses :  « J’ai beaucoup donné pour arriver là où je suis et j’espère pouvoir à présent pouvoir choisir ma voie», dit-elle.  Seule ambition affirmée ? « Avoir  des expériences professionnelles à l’étranger le moment venu. Pourquoi pas l’Allemagne où les journées professionnelles s’achèvent autour de 17H et commencent beaucoup plus tôt que chez nous avec une pause méridienne réduite. » Car  Alexandra  rêve aussi de rencontrer l’amour et de fonder une famille. Elle est consciente que carrière et enfants n’est pas une combinaison facile. « Je ne sacrifierai jamais mes enfants à ma carrière, assène t-elle. La famille passe avant l’argent. » LC

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