Dossier

La difficile prise de contrôle de Saint Gobain sur Sika

La difficile prise de contrôle de Saint Gobain sur Sika

L'annonce en décembre 2014 de la volonté de Saint-Gobain de prendre une participation majoritaire au capital de son concurrent suisse Sika a surpris le monde des affaires.

Fin 2013, le Président directeur-général de Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar, avait exprimé son objectif de croissance externe tournée vers les marchés émergents et axée sur de petites et moyennes acquisitions pour lesquelles il était prêt à mobiliser 4 milliards d'euros sur cinq ans. Finalement le géant français du bâtiment a jeté son dévolu sur une proie de taille imposante: Sika, leader mondial des spécialités chimiques pour la construction,  pour 2,74 milliards d'euros.

Malgré les résistances, il ne semble pas question pour lui de renoncer à son offre. La direction de Sika semble avoir été tenue à l'écart du projet de cession par la famille Burkard  jusqu'au dernier moment. Elle a depuis rallié à sa résistance les actionnaires minoritaires du chimiste suisse qui peuvent légitimement se sentir lésés. 

Saint-Gobain veut acheter les 16,1% du capital appartenant au clan Burkard qui concentre entre ses mains 52,4% des droits de vote. Un privilège qui, si l'opération aboutit,  permettrait au groupe français de ne pas formuler d'offre sur la totalité du capital.