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L'avenir obscurci d'Areva

L'avenir obscurci d'Areva

Avec une perte de 4,9 milliards d'euros en 2014, Areva a confirmé sa mauvaise santé. Début octobre 2014, le groupe nucléaire a annoncé dans l'urgence une série de mesures afin d'éviter la dégradation de la note de son crédit en catégorie «junk» par Standard & Poors. Compression des investissements, cessions d'actifs et émission de dette hybride étaient à l'ordre du jour. Les mesures annoncées par le fabricant de centrales devaient permettre de contenir un endettement qui culminait à plus de 4,7 milliards d'euros fin juin et répondre ainsi en partie aux inquiétudes de S&P. Mais elles ne règlaient pas la question de sa sous-capitalisation. 

Areva paie au prix fort les retards de ses chantiers de réacteurs EPR les retombées de la catastrophe de Fukushima et l'atonie du marché mondial. Déjà en 2010, l'Etat, actionnaire d'Areva, avait dû apporter 300 des 935 millions d'euros d'augmentation du capital, le reste ayant été abondé par le fonds souverain du Koweït pour l'essentiel. Mais l'opération  n'a pas suffi. Pas plus que le plan annnoncé en octobre 2014 suffira à assurer l'avenir d'un groupe contraint de vendre des actifs pour financer ses investissements.