Dossier

Les entreprises diversifient leurs modes de financement

Les entreprises diversifient leurs modes de financement

Confrontées à une moindre générosité des banques, soumises à des enjeux de rentabilité, de gestion des risques et de pression réglementaire, les entreprises doivent trouver une parade à la raréfaction du crédit. Certaines d'entre elles sont tentées de se tourner vers les marchés obligataires, lorsque leur taille le leur permet, ou, pour les PME et les ETI, vers une palette de nouveaux instruments. A la rentrée 2015, une mission sur le financement des investissements, pilotée par François Villeroy de Galhau, a poussé encore davantage la réflexion sous la forme d'un rapport au premier ministre.

Dans ce contexte la « Place de marché » des PME/ETI, EnterNext, a vu le jour le 23 mai 2013. Et le PEA-PME, prévoyant un compartiment dédié aux PME/ETI, est lancé en mars 2014. Enfin les contrats «euro-croissance» et «vie-génération», nées d’une réforme de l’assurance-vie au profit des PME, devaient voir le jour au cours de l’été 2014. Le contrat euro-croissance est censé permettre, sans incitation fiscale, un investissement partiel dans le financement des entreprises tout en assurant une garantie en capital. Le contrat vie-génération est fondé sur des unités de compte, son capital n’est pas garanti et une incitation fiscale est prévue lors de la transmission. Autre innovation, le financement participatif introduit en France en 2013. 

En janvier 2014, la CDC a lancé avec d'autres investisseurs institutionnels le fonds Novi destiné à accompagner le financement (fonds propres, obligations, prêts) des PME cotées ou pas, voire des entreprises relativement petites et de croissance. Novi s'inscrit dans la lignée des précédentes initiatives de la Caisse (Nova, Novo). Pour les financements à court terme, la place de Paris privilégie les billets de trésorerie, un moyen jugé souple, transparent et compétitif par rapport aux financements bancaires.