La chronique de l'actualité

SoLocal et Castorama paient la facture sociale du digital

le 14/02/2018

Alexandre Garabedian

Le gouvernement rêve de plans de départs chez les fonctionnaires, mais c’est bien dans le secteur privé que le phénomène reste malheureusement d’actualité. Quelques semaines après Carrefour et ses 2.400 suppressions de postes, deux grandes entreprises viennent à leur tour d’annoncer un tour de vis social en France. Mardi, le britannique Kingfisher a officialisé un plan de réduction d’effectifs portant sur 409 postes, en brut, dans ses enseignes de bricolage Castorama et Brico Dépôt. Le projet avait fuité cet automne. Il vise notamment à déplacer et rassembler les fonctions comptables et administratives du groupe à Cracovie, en Pologne. Autre entreprise dans la tourmente, SoLocal. L’héritier des annuaires téléphoniques PagesJaunes va supprimer 1.000 emplois en deux ans en France, dont 800 dès cette année, avec des départs contraints si les volontaires ne sont pas assez nombreux.

Le point commun entre ces annonces ? La mutation numérique, encore et toujours, qui change les habitudes des consommateurs et force les entreprises traditionnelles à s’adapter au plus vite. Brico Dépôt et Castorama n’échappent pas aux tendances lourdes qui chamboulent la grande distribution. Ils cherchent aujourd’hui à diminuer leurs coûts afin de garder des prix compétitifs. SoLocal, de son côté, se mue en groupe de communication digitale pour les TPE/PME, et se positionne auprès de cette clientèle en partenaire de Google ou Facebook. Mais migrer du papier au web n’est pas si simple, surtout pour une entreprise qui a passé l’essentiel des dernières années à restructurer sa dette financière et à gérer des dissensions entre ses actionnaires.

Sur le même sujet

A lire aussi