La chronique de l'actualité

EDF, une accalmie avant de nouveaux choix stratégiques

le 19/01/2018

Philippe Mudry

Intégration de l’activité réacteurs d’Areva renommée Framatome, inauguration en Chine de son premier EPR à Taïshan, reprise des discussions avec Londres sur deux autres réacteurs à Sizewell, coup de pouce tarifaire de la Commission de régulation de l'énergie … :  le début d’année marque une accalmie pour EDF, en attendant que le gouvernement tranche son avenir au terme de la réflexion en cours sur sa structure.

Le marché tient compte de ce contexte moins rigoureux pour l’électricien qui s’adjuge 5% de hausse depuis le 1er janvier et 30% depuis un an.

Il pourrait aller plus loin : au maintien du calendrier d’Hinkley Point réaffirmé pour 2025 par EDF, et de ses conditions économiques confirmées par Londres, s’ajoutent des perspectives encourageantes des négociations sur Sizewell reprises ce jeudi, sur des bases tarifaires solides. Le nucléaire étant un enjeu « souverain », il devrait bénéficier du bon partenariat franco-britannique sur ce terrain.

Surtout, la recommandation de la CRE de relever les tarifs de l’électricité de 0,8% est bienvenue, à supposer que le gouvernement donne suite, ce qui ne va pas de soi.

Une confirmation redonnerait du tonus à l’excédent brut d’exploitation dont la dynamique reste directrice pour le cours.

Un autre élément le sera davantage encore : le maintien ou non de l’entité intégrée EDF.

La réflexion sur la séparation entre les activités nucléaires en France et le reste du groupe constituera, selon l’option retenue, une épée de Damoclès ou un joker pour la valeur.

Une note d’UBS évoquant un schéma de scission à la RWE évoquait récemment, pour la seule partie non-nucléaire, une valorisation de 40 milliards d’euros. Soit 1,5 fois la capitalisation actuelle d’EDF !

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